11/12/2011

AN

Angreau

Angrau, Angriyau

Sots (sots, fous) (Haust, 1941)

 

Anhée

An.yéye

Boks (boucs) (F1)

 

Anlier

Anliè

Capères (bêtes, naïfs) (F1)

Cus d’ apwès (les culs de poix)

lès Bî ây 'les bien oui' et ces deux phrases caractéristiques du wallon d'Anlier :

« I n' avît ni tchî ni scordjîe ni rî èt lès vatches bizît. »

(littéralement : ils n'avaient ni chien ni fouet ni rien et les vaches couraient')

« Wâde î tchî qui tchît su l’ pârtche ! »

(regarde un chien qui ch... sur le fumier !)

A Léglise, on prononce:

« Bè oy, pôrtche, avyint, bizyint, ryin, tchyin ».

(avec un ‘in’ très légèrement nasalisé) (VW, 1967)

 

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AN

Anloy

Anlè

Fwâchètes

Chwâpelètes (Haust, 1941)

Frotchètes (hannetons) (Bourguignon, 1928)

 

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AN

Ans

Ans’

“I ravise lès djins d’ Ans’, i n-a qu’ po s’ panse.”

((trivial) Il ressemble aux gens d’Ans, il n’en a que pour sa panse.)

“Chake po s’ panse, come à Ans’.”

((trivial) Chacun pour sa panse, comme à Ans.)

 

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AN-AR

Ansart 

Ansât

Cus d’ tchacâs (culs de chabot (poisson))

Wardeûs d’ oyes (gardiens d’oies) (Dico, 2005, 40)

 

Anseroeul

Ansereu

Bonasses (bonasses)

 

Anthée

Antéye

Flaîrants  (puants) (F1)

 

Arbrefontaine

èn-Âfontêne (il est d'n-_ ou d' _)

Hotelîs (porteurs de hotte) (Dupont-Soubre, s.r.)

Cusins (cousins) ((Lejeune, 1974), Keusins (Haust, 1941))

Hoûbions () (Haust, 1941)

L'expression « v’ni â monde à Nâfontin.ne » s'applique, dans la région, aux personnes dont on suspecte l'inintelligence. (Bourguignon, 1928)

 

Ardenne

Ârdène

Âgneûs (paysans, lourdauds) (de : Åd’neûs (Ardennais) avec influence de « ågne » (âne) (Haust, Dict. liégeois))

Ârdinwès (Å-)

Argenteau

Årdjètê

Bordalîs (libertins) (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Arlon

Arel

Areler Gecken (fous arlonais))

Me paraît provenir de ce que le Carnaval ne se célébrait autrefois que dans la ville, à l'exclusion des villages. Un fou est tout simplement un masque.

A rapprocher de l'expression «Du, Areler Geck, du hues an de Girscher Pets gekuckt ». (Fou Arlonais, tu as regardé dans le puits de Guirsch).

Ce puits, situé dans une localité où l'on invoquait saint Willibrord pour obtenir la guérison des maladies mentales, passait, dans l'esprit populaire, pour entretenir la folie. (Bourguignon, 1928

 

Choumaks (cordonniers) (Bourguignon, 1928)

Cette épithète est encore couramment appliquée à tous les Arlonais par les habitants du Pays Gaumais. Autrefois. en raison du système corporatif, il n'était pas possible d'apprendre ce métier en dehors des villes. Aussi, les villageois avaient-ils l'habitude de confier leurs chaussures usagées à des artisans qui revenaient. à époques fixes. travailler à domicile. Ces joyeux compères effectuaient des tournées dans tout le plat pays et leur venue était considérée comme un évènement. Presque tous étaient Arlonais. J'ai connu personndlement le dernier Chou­maque. un sieur Munster, dont l'açrivité se maintint jusque vers 1918.

Choumak est la traduction du mot allemand

« Schuhmacher ». En raison de son aspect exotique.

ce terme a pris un sens péjoratif. Une mere qui veut se faire obéir de son enfant le menace de l'envoyer chez les Choumaques s'il n'est pas raisonnable. La formule produit souvent son effet.

 

Hommes de la Butte (sic)

Gens de la Knipchen : l'expres­sion s'explique par la situation géographique de la ville.

 

Hetschegaass, ou habitant de la rue de ce nom. S'étend, avec un sens péjoratif, à tous les Arlonais.

 

(à Bastogne : Ètchègâs’ (Francard, 1994))

 

 

Hierksfréisser (mangeurs de harengs ou de sau­rets)  (Bourguignon, 1928)

Les villageois de la contrée, qui élevaient quelque bétail et consommaient notamment la viande de leurs porcs. durenr s'étonner de voir apprécier le poisson séché par les habitants de la ville.

Amour des femmes d'Arlon pour la boisson. Cette particularité est attestée par une chanson locale. qui s'exprime en ces termes:

„Zu Arel op der Knipchen, / Do sinn die Weiber frou ! /

Si drénke gär eng Schlippchen. / Eng rifft der aner zou.“

(A Arlon sur la colline, les femmes sont contentes. Elles boivent volontiers une lampée et s'invitent mutuellement)

Cette chanson n'a rien d'original. Elle semble n'être qu'une adaptation de celle que l'on signale à Daleiden, dans la région de l'Eifel :

„Zo Dohnen ob dem Knippchen / Do sind die Weiber froh. / Se trinken gern e Dreppche,/ Reft ein der ander zo...

Biergerklëppelen (gourdins de la ville)

J'ai souvent chanté autrefois, avec mes compagnons d'école, le refrain suivant à l'adresse de nos condisciples de la ville :

« Biergerkleppel / Schäiss an 't Dëppen / Schäiss déck, schäiss dënn / Schäiss de Gievel nit mat em. »

Je renonce d'ailleurs à traduire cette insanité. Les Arlonais nous renvoyaient la balle dans les mêmes termes. en substituant simplement au mot « Bierger » celui de « Bauer » (paysans).

Aujourd'hui, les écoliers de la ville ne comprenant plus l'allemand, leurs «amis » villageois n'éprouvent plus aucune satisfaction à leur recommander de prendre ces

diverses précautions. (Bourguignon, 1928)

Areler

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AR-AY

Arloncourt

Arloncoûrt

Bat-l'-boûres (barattes) (Dico, 2005, 4)

 

Arquennes

Arkène

 

Arkinwès

(Coppens, 1959)

Arsimont

Aursumont

Boûtîs (bouviers) (Haust, 1941)

 

Arville

Aurvaye

Lumeçons (limaces (Dosimont, 2000); limaçons : spot

imaginé pour marquer la prétendue paresse de la

population)

Djins d' la boutèye (gens de la bouteille)

Ce blason n'est point seulement motivé par la facilité de la rime. Une cour féodale, dite de la Bouteille, déjà mentionnée au XVIe siècle, tint ses assises dans cette localité jusqu'à la fin de l'ancien régime (Bourguignon, 1928)

(Dosimont, 2001 ; Bourguignon, 1928 ; Haust, 1941)

 

Asquillies

Askiyî

Pakants () (Haust, 1941)

 

Assenois  (Léglise) 

Asnwa

Wasses (,waspes, wapses (ce dernier à Bernimont) (guêpes) (Mouzon, notes ; Dico, 2005, 21 ; VW, 1967)

 

Hês

Spot occasionné sans doute par la prononciation locale de la conjonction « et ». (Bourguignon, 1928)

 

Assenois (Vaux-sur-Sûre)

Èsnè

Macrales (sorcières) (Francard, 1994)

 

Ath

Ât’

Madrès d’ Ât’ () (à Lessines)

Sots d’ Ât’ (sots, fous)

Bourjoûs (bourgeois)

Gouyasses (de : Goliath, géant d'Ath)

 

« Il èst d’ Ât’ èt nié d’ Ât’, du faubourg de Brategnî, co toudi d’ Ât’ pou ça. »

(Il est d’Ath, et pas d’Ath, du faubourg de Brategnies, encore toujours d’Ath pour cela.)

 

Athus

Attem

Attemer Knupp (butte, bosse d’Athus)

On fait parfois allusion, dans la conversation, à un vieux récit selon lequel les habi­tants, incommodés par la présence d'une butte de terre qui occasionnait des inondations, résolurent de la détruire. Ils se mirent au travail avec un grand zèle et s'aperçurent, en fin de compte, qu'ils avaient recons­titué, un peu plus loin, un nouveau monticule tout aussi encombrant que le premier.

 

Métallurgistes. Blason récent motivé par l'industrie locale. (Bourguignon, 1928)

 

Attert

Attert

Stréibierger (bourgeois de paille)

Cette épithète est appliquée aux habitants d'Attert parce qu'ils pré­tendent vivre à la mode citadine.

(Bourguignon, 1928)

 

Aubechies

Obechî

Viaus (veaux)
 

Aubel

Åbe

de Piipeköp (les têtes de pipe) (Herve, 1987)
Flaminds d’ Åbe (Flamands d’Aubel)

 

Aubin-Neufchâteau

Åbin

Ramonîs

 

Auby

Aubî

Bouks èt Gades (Haust, 1941) ;

Bouks (boucards (population mâle))

Gades (chèvres (population féminine))

Gadelîs (gardeurs de chèvres)

Cette population paraît avoir pratiqué en grand l'élevage du bétail caprin. On ne peut manquer de remarquer qu'Auby est le centre des exploits du fameux pâtre Colau Tchatcha. (Bourguignon, 1928) ..

NB Le Dico (2005,6) renseigne seulement « Gades ».

 

Auvelais

Auvelès

Vatchîs (vachers) (Haust, 1941)

 

Avernas-le-Beauduin

Êm'na, In.m'na

Vias (veaux) (Haust, 1941)

 

Awagne 

Awagne

Mougneûs d’ aragnes (mangeurs d’araignées) (Bernard Louis)

 

Awenne

Nauwin.ne

Vês (veaux) (Haust, 1941; Dosimont, 2001

Sabotîs (sabotiers)

La saboterie était une importante industrie locale. (Bourguignon, 1928)

 

Aye 

Auye

Godîs (maladroits, benêts) (Dico, 2005, 25), (verrats) (Lejeune, 1983), (gauches, maladroits) (Bourguignon, 1928)

 

Aywaille

Êwêye

Cous d’awèye (têtes d’aiguille) (AO1 ; Haust, 1941)

 

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B

Baclain

Bâclin

Massotês (ailleurs : nûtons: nains) (Dico, 2005, 22)

Grands Tchapelèts(grands chapelets).

Ce détail rend leur accoutrement caractéristique. (Bourguignon, 1928)

 

Baconfoy 

Baconfwè

Grèvîs (vairon) : habitants de Baconfoy

Grèvèsses (écrevisses) : habitantes de Baconfoy (Francard, 1994)

Tchacâs (chabots (poissons)) (Dico, 2005, 39)

 

Bagimont

Badjimont

Strons d’ pourcê (excréments de porc)

Ce disgra­cieux sobriquet est le résultat obligé de la rime, car la gentilé des habitants de ce village est

« Badjimounès ». Le cri de guerre des enfants du voisinage s'exprime comme suit:

« Badjimont, / Badjimounès, / Stron d’ pourcês, /

Malète deu vê. »

Le Dr Delogne signale que ce blason est d'usage général dans toute la région. (cf id. pour  Wagy: Waji, Wajotès). (Bourguignon, 1928).

Badjimounès (Nicolas, 1999, 175)

Badjimontîs

(Twisselmans, p.165)

Baillamont

Bayamont

Singlés (sangliers) (Doppagne, 1953 ; Haust, 1941)

1  « Bayamont / Bayamouné / Stron d' pourcê / Malète di vê. » (étron  de  pourceau,  mallette  de  veau)

(à Chairière)                                        

2 « Bayamont / Baye à m' keu / Baye ta lingue / Dji tchîré d'sseus. »  (à Bièvre)

(‘baille’ à mon c., baille ta langue, je c. dessus)

3 « Bayamouné / Stron d' pourcê / Qui coûrt après l' vatche aradjîye pou avou l' mèyeû dès quârtîs. »

(… qui court après la vache enragée pour avoir le meilleur des quartiers (morceaux))

(Oizy, une femme)

4 « Bayamouné / Stron d' pourcê / Malète du vê / La sinte coulûve. »

(… la sainte couleuvre) 

(Oizy, un homme).

(Doppagne, 1953)

Bayamounés

Baillonville

Bayonvèye

Singlés (sangliers) (Haust, 1941)

 

Baisieux

Bêsieû

Kètes (personnages drôles) (Haust, 1941)

 

Bambois

Li Bambwès

Tchènas (paniers) (utilisation rare)

Autrefois, les habitants étaient spécialisés dans la

confection de paniers, … (Roger Viroux)

Bambwètîs

Bande

Bande

« Bandurlin / Quawe di tchin / Qui crîve di fin / Podrî

l' molin ! »

(Bandurlin (habitant de Bande), queue de chien, qui crève de faim derrière le moulin.) (Blason, 1970)

Bandurlins

(AL 30/08/2003; Blason, 1970)

Banneux

Baneû

Leûps (loups) (Haust, 1941 ; AO1)

 

Baranzy

Barazi

Pichalits (-lîts: pissenlits (Bourguignon, 1928 ; Fouss, s.d.)

 

Barbençon

Barbinçon

Cus d' tchôdron (fonds de chaudron) (Haust, 1941)

 

Barvaux 

Barvê

Vês (veaux)

Plouketeûs (éplucheurs de laine) (Dico, 2005, 10)

Macrês (sorciers) (Marquet, 1966 ; -ès : Bourguignon, 1928)

 

« A Grand’han, c’ èst tos fênèyants,

A Dèrbu c’ è-st-on p’tit Jésus,

A Barvê, c’ èst tos macrês (sorciers). » (Dico, 2005, 10)

 

Barzin 

Baurzin

Tchins (chiens) (Dico, 2005, 44)

 

Bassenge

Bassindje

Bassîs(beliers) (Haust, 1941)

 

Bassilly

Bacheli

Rous (roux)

 

Bastogne

Bastogne

(quartier du Pa là-y-ôt)

Mougneûs d’ sope d’ amon lès seûrs  (mangeurs de soupe de chez les Sœurs)

(quartier du Pa lâvâ)

Rawieûs d’ ochs (do Sèminaîre)) (grignoteurs d’os (du Séminaire)) (Francard, 1994)

Les habitants de Bastogne vendraient le jambon et ne garderaient pour eux que les os. (Bourguignon, 1928) ou

Piche-Cacayes (qui pissent des objets sans valeur)

 

« Bastognârd, cou d’ pètârd*, / Agne dins m’ cou, / T’ ârès du lârd, / Mês n’ î agne nin trop parfond, / T’ ârès du stron. » (Carrozza, 2005 )

((Bastognard, cul de pétard, mords dans mon derrière, tu auras du lard, mais n'y mords pas trop profon­dément, car tu auras des excréments.)

 

Un « Bastognès » est un descendant de parents nés eux-mêmes à Bastogne, tandis qu'un « Bastognârd »  est un étranger qui est venu se fixer dans cette localité. Le blason populaire ne fait aucune différence et ne connaît que des « Bastognârds ». (Bourguignon, 1928)

 

 

*Cous d’ pètârd

‘Spot’ n'ayant aucun sens précis mais qui rime avec Bastognard et que l'on trouve dans le refrain ci-dessus chanté par les enfants (…) :

(variante : « … / Tu agnerès d’dins do stron ! »

(Bastognard, cul de pétard, mords dans mon derrière. tu auras du lard, mais n'y mords pas trop profon­dément, car tu mordras dans dts excréments.)

(Bourguignon, 1928)

 

Coupères (niais) C'est le sobriquet commun des Ardennais appliqué aujourd'hui à leur ancienne capitale.

(Bourguignon, 1928)

Bastognârds (-âdes)

(Francard, 1994)

 

Bauche (Evrehailles)

Bautche

Disbautchis (désespérés) (Germain, 1980, 114)

 

Baudour

 

Baudoû

Campènaîres (, Campénaîres) (habitants de ou des environs (par opposition au « Pa d’là iau »)) (p.94)

< > les Borains dénommaient péjorativement du blason populaire de ‘Manoûs’ les habitants des communes rurales de cette région directement au nord du Borinage (Baudour en particulier), du ‘pa d’là iau’, c’est-à-dire d’au-delà de la Haine (…). (Germain, 2003, 111)

Manoûs (Haust, 1941 ; Germain, 2003 ; pour Baudour et la région environnante (Herchies, Hautrages, Jurbise, …)

 

Baulers

Baulé

Baulés (jeu de mots avec ‘beaux’ et ‘laids’)  (Coppens, 1959)

 

Baulet

Baulèt

Parents (O0, Haust, 1941)

 

« Dji n’ seus nén d' Baulèt » était synonyme de « dji n’ seus nén d’ èl boune anéye » (je ne suis pas aussi naïf que vous ne le pensez). (Yernaux-Fiévet)

Baulètîs

Baume (La Louvière)

Baume

Apoticaîres (pharmaciens)

 

Beaulieu (Erneuville)

Bêleû

Cwarbâs (corbeaux) (Marquet, 1966 ; Dico, 2005, 39 ;

-baus (AO2))

 

Beaumont

Biaumont

Chitoûs (poltrons) (O0 ; Haust, 1941 ; AO2))

Chots (petits poissons) (O0) (aussi Tchots (t.affectueux à un enfant): chéri, petiot (O0); AO2)

 

Beauraing

Biarin

 

Tortias (pâtes à tarte cuite) (Haust, 1941)

 

« C'èst bia, mês c'èst rin. » (AO2)

(C’est beau mais ce n’est rien.) (jeu de mots)

 

Beausaint

Bêssin

Pinsons (pinsons) (Marquet, 1966)

 

Becco

Bècô

 

A Teû / Grands plaîtieûs /

A Bècô / On n’ magne nin s’ sô

A l’ Ré / C’ èst co pés / A Hôt-R’wârd / C’ èst pôr lu diâle / A Hôt Marès / Lès macrales î dansèt / A Vêrt-Bouhon / On beût â poçon. »

 

 

Bêche 

Bèch

Bèchelîs (Dico, 2005, 42)

 

Behême 

P’hême ou Péme

Bèchtirèms (Dico, 2005, 21)

 

Beho 

B'hô

Bockeltz (bouleau) (Dico, 2005, 22 ; Haust, 1941)

De langue allemande, sauf Commanster (à C'manstèr). (Haust, 1941)

 

Beignée

Bingnéye

 

Bingnetî (-trèsse) (O0)

Belgrade

Bèlgrâde

Tautîs

 

Bellaire

Bèlêre

Sots d’ Bèle Êr

Canotes di sôye
Clawetîs

habitantes : Vindeûses di nokètes di boûre

“C’ è-st-on Bèlêrdî d’ Bèlêre

qu’ a-st-ine bèle aîr, ou nole aîr. »    

 

« Quéle afaîre à Bèlêre,

A Pèrwé, c’ èst co pés,

A Hayot, c’ èst tos sots,

A Mohu, on lès cût,

A Djamagne, on lès magne. »

(Henry, 1999 ; AO, 01/04/1999)

Bèlêrd(j)îs

 

Bellefontaine 

Bèlefantée

Inglètes (ongles des porcs et des sangliers)

Cus d’ lanténes

 

Bèlefantène

Cul d' lantène

Si dj' t' atrape

Su l' haut dès Rapes

Dju t' casse lès-inglètes (les ongles)

Avu dès p'tites pièrètes (cailloux).   (à Tintigny)

 

(Dico, 2005, 40 Bourguignon, 1928;  Fouss, s.d; Dico, 2005, 40 ; Haust, 1941)

 

Bellefontaine

Bèlefontin.ne

Bètche-à-l’-Crin.me (bec à la crème) (Haust, 1941)

 

Bellevaux 

Bèle-Vau

Chapotîs

Malins (Dico, 2005, 7)

 

Belmont (Ethe (Virton))

Biémont

Origine de Belmont, section du village d’Ethe

Selon une vieille personne d'Ethe, il y a longtemps un nommé Bel­mont., habitant de la commune, s'est rendu coupable de délits qui ont provoqué sa mise au ban du village. Il est allé se construire une maison à proximité d'Ethe, sur une hauteur. D'autres maisons y ont été bâties par la suite d'où le nom « Village de Belmont », mais aussi le mépris que les gens d'Ethe professent à l'égard des habitants de Belmont.

Dicton:

« A-y-Ète, is sant tous’ braves et honiètes.

A Biémont, il n’ i en-n-è pont. »  (Fouss, s.d)

 

(Fouss, s.d ; Dico, 2005, 43)

Bîmounis

Belvaux (Resteigne)

Bèle-Vau

Caracoles (escargots)

Ce spot paraît provenir de la paresse que l'on attribue gratuitement aux habitants de cette localité. (Bourguignon, 1928)

 

Caracolîs (Haust, 1941 ; Bourguignon, 1928)

 

(Bourguignon, 1928; Petit, 1987 ; Haust, 1941)

 

Ben-Ahin

Bèn-Ahin

 

(habitants de Ben (Bin)): Bènwès  (Haust, 1941)

Benonchamps

B'nontchamp

Grèvèches (Dico, 2005, 4 ; Francard, 1994)

 

Bercheux

Bêrtcheû

Copêres (F1)

Gros gueûs (Haust, 1941)

Rawiês  (grignoteurs) (Bourguignon, 1928)

Bèrtcheutiès

(Francard, 1994 )

Bergilers

B’djîlé

Aguèsses (Haust, 1941)

 

Berguème

Bèrguème

Cwarbâs (Francard, 1994 ; cwèrbâs (F1, Haust, 1941))

 

Bérismenil

o Mwin.ni

Hozês (houseaux) (Marquet, 1966)

Wéwés (Copin’Oufa – 21/04/01)

 

Berloz

Bièrlô

Bèdots (Haust, 1941)

 

Bernimont

Bèrnîmant

Cus d’ bignon (tombereaux) (Guillaume, s.d. ; Mouzon, notes ; -bégnon (Dico, 2005, 21))

Cus d’ corbiån (culs de corbillon / corbeilles) (VW, 1967)

Cognès(Dico, 2005, 21)

(Mouzon, notes ;  VW, 1967 ;Dico, 2005, 21 ; Dico, 2005, 31 ; Guillaume, s.d)

 

Bertogne

Bièrtogne

Lêds Tchins (Edouard Ries (Bertogne))

Baloûjes (Edouard Ries (Bertogne))

Tchins (Marquet, 1966 ; Haust, 1941; Dico, 2005, 5 ; Francard, 1994)

J. Haust donne Tchèts qu'il a noté à Mabompré (Engreux). (Marquet, 1966)

 

Bertrée

Biètrêye

Poûrîyès Dorêyes (O0)

 

Bertrix

Bèrtrè

Baudèts (Doppagne, 1953)

Bèrtrijots

Beuzet

Beûzèt

 

Buzètîs (F1)

Beyne-Heusay

Bin.ne-Heûsê

Bouroutes

Coupèrous

C(ou)rouboutîs

Clawetîs

Cous d’ Beûr di Bêne

Bênetîs

Bierghes

Bièrgue

R’vindeûs d’ sints

Mindjeûs d’ laurd d’ Amèrike

 

Bierwart

Bièrau

Chébichants ? (F1)

Chêbis (Haust, 1941)

Bièrautîs

Biesme

Bieume

Bèdaudîs(F1)

 

Biesmerée

Bièmeréye

Pèlots

Pèlés (F1)

Bièmèrwès (Léonard, 1972)

Biesme-sous-Thuin

Bième

Byin.neûreûs (O0) 

Chitoûs

 

Bièvre

Bîve

Canés

Pèle-panses

 

1 Bîvî, Bîvoté / Cu d'pourcê /  Pèlé mitchot / Rosti gadot / Qui vint trin.ner ta panse / Su l'pont d’ Tament                     

(cul de pourceau, brioche pelée, chevreaux rôtis)

2 Bîvî, Bîvot / Pèlé mitchot / Pèlé gadot. (Wallonia  X)

(Doppagne, 1953)

Bîvîs, Bîvotés     

Bihain

Bihin

Bihain, Regné, Fraiture : lès Cisses du là-hôt (Dico, 2005, 42)

 

Mot utilisé pour désigner un habitant du village voisin : Cawê : lès _s d’ Bihin, lès _s d’ Otré : terme (anc.) de mépris > (actuellement : personne, type) (Habay, s.r.)

 

Binche

Binche

(anc. Bince (O0))

In Binchou, c'est quelqu'un qui veut vous tromper sur la qualité d'une marchandise. (Yernaux-Fiévet)

 

Payis dès Baudèts

Baudelîs

Savetîs

Cossons

Martchands d’ ochas / lokes

Plautelètes

 

Gn-a trwès mile djins d’vins Binche sans comptè lès stropiès.

I diaureut bin dîs mile, dj’ pinse, si on comptèt lès baudèts.

Binchoû(te)s (Bastin, 1965 ; Haust, 1941 ; O0)

Bioul

Biou

Grossès Tièsses

Rachisses

Bioutîs (Haust, 1941)

Biron

Bîron

Baudèts (Bourguignon, 1928)

 

Bizory

B'jôri

Tâtes â riz (Dico, 2005, 4 ; Francard, 1994)

 

Blandain

Blandan

Grosses Tiètes (Haust, 1941)

 

Blaugies

Blaujî

Sots (Haust, 1941)

 

Bleid

Blèy

Panîs (paniers) (Bourguignon, 1928 ;  -is : Dico, 2005, 43)

On rattache toujours à ce mot le nom de la localité de façon à obtenir l'expression Pani d' Blé. Ce blason s'explique donc par un jeu de mots.

Mèkions (méteil)

C'est la forme sous laquelle on cultive le blé dans le pays.

Abrunés (ergotés, tachés) (Bourguignon, 1928)

Mèkions abrunèys (Haust, 1941)

L'ergot est une maladie du seigle, rune des deux céréales constituant le méteil ou metillon, la seconde étant le froment. Dans la pratique. on associe le plus souvent les deux derniers blasons. de manière à obtenir le spot «Mékions abronés» ou méteil ergoté, de peu de valeur.

Soyètes (petites scies) (Bourguignon, 1928 ; Dico, 2005, 43)

Cette appellation s'applique aux femmes de Bleid, qui ont la mauvaise habitude de poser sans cesse des questions. (Bourguignon, 1928)

 

(Bourguignon, 1928 ;  Dico, 2005, 43 ; Fouss, s.d.; Haust, 1941)

 

Bleret

Blèrèt

Tådrous (Haust, 1941)

 

Bodange

Bodindje

« A Holindje, li diâle î spindje,

A Bodindje, li diâle î mindje. »

(A Hollange, le diable y dépense* (NDLR : spindjî : teiller (le chanvre, le lin))  ; à Bodange, le diable y mange). (Bourguignon, 1928 )

Ceci paraît signifier que si le diable perd son temps à Hollange, il est, au contraire, très bien accueilli à Bodange. (sic) (Bourguignon, 1928 )

 

(Bourguignon, 1928 ; Dico, 2005, 13)

Biedecher

Boelhe

Bôye

Ågnes (Haust, 1941)

 

Boeur

Beûr

Crapôds (Dico, 2005, 19)

 

“Dji vin d’ Beûr èt dj’ a co seû.”

(jeu de mot avec “beûre”= boire) 

 

Bohan

Bôan

Bohas (Bohan prononcé avec la dénasalisation locale (Petit, 2000) ; -âs (F1))

Clauteûs (cloutiers)

Bohan  fut  un  centre  de  l'industrie  cloutière  jusqu'au  XXe siècle.

Ma cu (à Bohan le possessif masculin mon se dit ma  comme pour le féminin.  Les indigènes disent donc ma cu pour  mon c.)

Ma tabac (de mon tabac) (Petit, 2000 )

Bo.inots (Bourguignon, 1928)

Bôwiné,   Bou-iné,    Bôyiné (Doppagne, 1953) ; Bôhinot (Lucy, 1999)

Boirs

Bwêr

 

Bwèrês; Bwèrkègns (Haust, 1941)

Bois-de-Breux

 

Leûps

 

Bois-de-Lessines

Bos-dè-L’ssine

Dânés

 

Bois-de-Pontisse (Herstal)

 

Leûps

 

Bois-du-Ry (Rendeux?)

Bwès-do-Ri

« A Marcoûrt, li djâle î coûrt

A Macray, li djâle î brêt

A Djupèye, il î marèye sès fèyes

A Warizi, il î marèye sès fis.

A Bwès-do-Ri, i toume li cou â ri. » 

(à Warizy) (Dico, 2005, 33)

 

Bolland

Boland

Leûps

 

Boncelles

Lès Boncèles

Payis dès Moûdreûs

 

Boneffe

Bounéve

« Êve èt Bounêfe, Ènèfe èt Borlé sont qwate viyèdjes bin noumés. »

(Noté à Vaux-Borset, Jehay-Bodegnée) (Haust, 1941)

 

Bonnerue

Boneru

Surus (Dico, 2005, 19; Haust, 1941)

Sèrus

Gros Cous (gros derrières) (Bourguignon, 1928)

 

Bonneville

Boune-Vîye

Leups  (F1)

 

Borinage

Borinâje

Tiètes d’ houye

 

Bornival

Bornivau

Blancs Bastons (Coppens, 1959)

 

lès cyins ou lès djins d’ Bournivau (Coppens, 1959)

Bosfagne

Bôsfagne

 

Boûs d’ fagne (hab. riverains de la fagne depuis Xhoffraix jusqu’à Bosfagne) + (Francorchamps (de la part des hab. de Stavelot), Jalhay (de la part de ceux de Verviers)) (Bastin, 1939)

 

« A Bôsfagne, lès boûs deu Fagne. » (Pinon, 1994)

« A Bôsfagne, lès greus boûs d' Fagne. » (Pinon, 1994)

 

Bouffioulx

Boufioû

« A Boufioû, on va s’ fé r’fonde. »

(car c'est la commune des fours à pots) (Yernaux-Fiévet)

 

Bouge

Boudje

Baloûjes  (F1)

Moyas (Haust, 1941)

 

Bougnimont 

Bougnimont

Camimiches (Mouzon, 1981)

Cus d’ pouchelon (derrières de cochons) (Guillaume, s.d.)

 

Bouillon

Bouyon

Lutons (habitants du faubourg de Laite.)

Mikelèts (aux habitants du quartier qui s'étend le long de la rivière)

Bouyounîs (Bouyounîres) (Twisselmans) ; Bouyonîs (Bourguignon, 1928)

Bouny (Romsée)

å Bounî

Holandès (Bou(g)ny : Holande)

Holandès dè l’ pêlèteHolandès dè crama

 

Bourcy (Bastogne)

Borci

Cous d’ bari (culs de baril)

(Francard, 1994 ; Bourguignon, 1928)

Ce blason est dû à la facilité de la rime. (Bourguignon, 1928)

 

Bourlers (Chimay)

 

Tchats (chats) (O0)

 

Bourseigne- Vieille

à l’ Pitite-Boursègne

Awês (houes)

Tièsses d' awês (Doppagne, 1953)

Awés (F1)

Sobriquet dû à la prononciation locale du mot « oui ». (Bourguignon, 1928)

Boursignots           

Bourseigne-Neuve

à l’ Grande-Boursègne

Lètcheûs d' casseroles  (lécheurs de casseroles)

 

Boussu(-lez-Mons)

Boussu

Cus tout nus

 

 

Boussu-en-Fagne

Boussu-è-Fagne

Chikeûs (Tch- (Lépine,1972,10))

 

Boussu-lez-Walcourt

Boussu

Crons Cus (Lépine, 1972, 8)

 

Bousval

Bousvau

Djîles

 

Bouvignes

Bovègne

Houlotes

Mougneûs d’ a (F1 ; Haust, 1941) 

Mougneûs d’ pwès

Rapècheûs d’ curîye au pont d’ Djivèt

 

Bovenistier

Bômistî

Boûs

Canårîs

 

Bovesse

Bovèsse

Fons (fous) (F1)

 

Bovigny

Boveni

On se moque surtout du parler « sâmiot », salmien, propre à Vielsalm, Petit-Thier, Bovigny, et dont une caractéristique essentielle est la finale –û (pour -eû).

Aussi a-t-on rassemblé le plus de mots ayant cette finale dans la rimaille suivan­te :

« I fêt frûd, èt rûd dès dûts, on magnerût bin du l' sope âs pûs, d’vins on cramû, à l' cwène do fû. »

(Il fait froid, et raide, des doigts, on mangerait bien de la soupe aux pois, dans un crameû , au coin du feu.)

Cf l'expression:

I fêt freûd, dj'a lès deûts si reûds : il fait froid, j'ai les doigts si raides (endoloris).)

On crameû est une terrine en terre cuite qui, anciennement, servait pour cra­mer l' lècê (écrémer le lait). La fermière séparait la crème du 'lait à l'aide d'une cuillère. (Lejeune, 1974)

 

Braine (sans d’autre précision)

Brin.ne

 

Brin.noûs ou Brinwès (f. –e)(Coppens, 1959)

Braine-l’Alleud

Brin.ne-l’Alieu

 
 

Brin.nous ou Brinwès (f. –e) (Coppens, 1959)

Braine-le-Comte

Brin.ne

Queuwètes

 

 

Brin.noûs ou Brinwès (f. –e)(Coppens, 1959) ;

Brin.nous (O51)

Bras

(Libramont)

Brau

Papas (Guillaume, s.d. ; Grands _ (Bourguignon, 1928))

Capéres

 

Bras (Bastogne)

Brâ

Vèrâts (verrats) (Dico, 2005, 4 ; Francard, 1994)

 

Bras-Menil

Brå-l'-Min.ni

Grîsès Boudènes (Haust, 1941)

 

Bray

Bré

Sablonîs
Baudèts, Baudelîs (Haust, 1941)

 

Bressoux

Brèssou

Zoulous (Haust, 1941)

 

Briscol 

Brîhe-Cô

 

Briscotîs (Dico, 2005, 11)

Brisy

Brîhî

 

Briyotîs (Haust, 1941)

Brye

Brîye

Batas

Calotes di Prussyins

 

Buissonville

Bouchonvèye

Chinârds (Haust, 1941)

 

Bure

Bûre

Cabossîs (entêtés) (Haust, 1941 ; Petit, 1987)

Cabochârds (Petit, 1987)

 

Buret 

Burèt

Bèrwètîs (Dico, 2005, 19)

 

Burnon

Beurnon

Cus d' poçons (culs de petits récipients pour boire) (Francard, 1994 ; Bourguignon, 1928)

Beurnotîs (Francard, 1994)

Burtonville

Beurtonvèye

Neuville, Cahay, Burtonville : Pûres (Dico, 2005, 42)

 

Bustiau (Ghlin)

 

Mouchârds

 

Buvange

Béiwen

Gierden (long manche du fléau qui sert à battre le blé)

Les natifs de Wolkrange sont affublés, par contre. du surnom de « Kleppelen » ou gourdins. Ce mot désigne cette fois plus particulièrement la volée du fléau dont on frappe l'épi. (Bourguignon, 1928)

 

Buvrinnes

Buvrinnes

Buveûrs dè sûr

 

Buzenol

Bujenau

Tamakusses

Quand les habitants veulent s’excuser de quitter une compagnie : «  L’ tâps m’ acuse » (le temps m’accuse) (Fouss, s.d.)

On assure que les gens de Buzenol se dérobent tou­jours, sous ce prétexte, à l'obligation de rendre la politsse à ceux qui les régalent au cabaret. Le terme de « Tamakusse » a donc le sens de : regardant, avare, intéressé (Bourguignon, 1928)

 

Buzet (Hainaut)

Bûzèt

Martins (F1)

Buzelotîs (O0; O5)

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C

Cahay

Cahê

Neuville, Cahay, Burtonville : Pûres (Dico, 2005, 42)

 

Cambron-Casteau

Cambron-Castiau

Cus à puch

 

Cambron-St-Vincent

Cambron-Sint-Vincent

Mindjeûs d’ pwâres

 

Carlsbourg

Calsboûrg

Wèsses (guêpes) (Doppagne, 1953 ; Bourguignon, 1928)

Quawés (pourvus d'une queue) (Bourguignon, 1928)

Tayans (Haust, 1941)

 

Carnières

Cargnére

Rascourcis (Haust, 1941 ; Henri Duval (Morlanwelz))

Sots (O5)

 

Cendron (Momignies)

 

Marauds

 

Cens (Tenneville)

Cins’

Grawiètes (tisonniers) (AO2 ; Dico, 2005, 39)

Bascolètes (AO2 )

J.   Haust   donne Bascolètes (belettes). (Marquet, 1966)

Cramiètes

Cramions (Francard, 1994)

 

Cerfontaine

Cèrfontène

Sabotîs (Lépine, 1972, 8)

 

Céroux-Mousty

Cërou-Mousti

Bièrdjîs

 

Cetturu

Cèturu

Surus (Francard, 1994)

 

Chairière

Lè Tchèrîre

Quawés (pourvus d'une queue) (Doppagne, 1953 ; -ès (F1)) 

Terme que  les  indigènes  appliquent  généralement  à  un   incon­nu : « Quî èst-ce co, ç' quawé-la ?

Grande-Chairière :    Deutchîs

Petite-Chairière :      Impériaus

Litt.  duchés  et impériaux  parce que la  limite  d'Empire  séparait ces deux parties  du  village. (Doppagne, 1953)

Tchêriots

Champagne

Lu Tchampagne

Cous d’ aragne

« O l' Tchâpagne, lès cous d' aragne. » (Pinon, 1994)

 

Du pays de Waimes et du pays de la Fagne:

«  A Wéme, queu l’diâle lès péne (peigne)!

O l’ Roue, leu diâle n’i pout.

A Stinba, lès greûs baras (béliers)

A R’monvâ, lès neûrs digâs (purins)

è Tîrimont, lès mouhis strons (mouhi: moisi)

èn-Ondinvâ, lès tchéns vont d’hâs (déchaux)

A Fêmonvèye, lès d’hitées fèyes.

A Geûzêne, lès gueûyes deu rênes (grenouilles)

O l’ Tchampagne, lès cous d’aragne.

è Libômont, lès bons flèyons (tartes). »

(Bastin, 1939, 52)

 

Champlon 

Tchimpion(-Ardène)

 

Tchimpionîs

Tchimpion erèsses (Francard, 1994; Dico, 2005, 39)

Champs

Tchamp

Foyants (taupes) (Francard, 1941)

 

Chanly 

Tchanli

Cus d’ gades (Dico, 2005, 44)

 

Chantemelle 

Tchanteméle

Zoulous (Dico, 2005, 12 ; Bourguignon, 1928

Miélîs (Dico, 2005, 12)

Sarazins (désignerait l’humeur peu sociable des habitants (Fouss, s.d.) ; Bourguignon, 1928)

 

Sarazins. La comparaison avec une population de race noire marque toujours, dans la province, l'humeur insociable et hargneuse que l'on prête aux habitants d'une localité. La culture, autrefois pratiquée, du sarrasin ou blé noir, n'a rien à voir en l'occurrence. On affirme cependant, dans la région, que les habitants de Chantemelle ont la peau plus brune que celle de leurs voisins.

Zoulous. Même explication que ci-dessus. (Bourguignon, 1928)

Miélîs (Dico, 2005, 12); Mièlîs (Haust, 1941)

Chapelle-lez-Herlaimont

L' Tchapèle

 

Tchapeloûs (O0 ; Haust, 1941)

Charleroi

Châlèrwè

Bourjwès (Yernaux-Fiévet) 

 

Châlèrwètîs = Chârwètî (anc.), Carolo (O0)

Charneux (Harsin) (Nassogne)

au Tchaurneû

« Tchaurnalî / Pê d'botchî / Qui tchît /  Podrî

lès-ansènîs ! »

( Tchaurnalî (habitant de Charneux), peau de boucher, qui chie derrière les tas de fumier.) (Blason, 1970)

Tchaurnalîs

Chassepierre 

Tchèssepîre

Sokèts (souches (Bourguignon, 1928) ; bûches de bois (pour marquer la sottise des habitants (Fouss, s.d.))

Tchèssepîraus (Bourguignon, 1928) ;

Tchèssepiraus (Haust, 1941)

Châtelet

Tchèslèt

(canton sud de _) Bèrjots (O0)

Tchèslotîs, -terèsses (O0 ; Haust, 1941)

Châtelineau

Tchèslinia

Pèleûs(Haust, 1941)

 

Chatillon

Tchèkion

Ramounîs ((Haust, 1941) ; marchands de balais (Bourguignon, 1928) ; fabricants de balais (VDE, 15/03/2005))

Guèrnouyîs (marchands de gre­nouilles (Bourguignon, 1928) ; marchands de cuisses de grenouilles (VDE, 15/03/2005))

Ces batra­ciens, fort nombreux dans les marécages du lieu-dit « Lagland », ont provoqué autrefois un important commerce.

Sablîs (marchands de sable) (VDE, 15/03/2005)

Petit métier local exercé par quelques individus. On en a étendu l'application à tous les habitants. (Bourguignon, 1928)

Piche-laciè (pisseurs de lait)

Tchikediès. Ce blason est emprunté au nom du bois dit «Tchikdé », dont la plus grosse partie est bien communal. (Bourguignon, 1928)

« G' nè lès djens d' Tchèkion qui sant abaubîs

Alleluia !

Abaubi deu ç' queu lès guèrnouyes n' a m’ veulu froyî. 

Alleluia ! » (Bourguignon, 1928)

 

« Ramounî, guèrnouyî,

Qui s' froyant lès pîds

Das la poucherîe. »

(Marchands de balais. marchands de grenouilles, qui se frottent les pieds dans les excréments du cochon). Même, lorsqu'ils sont à bout de patience, ils éructent:

 

« Tchike-diè, piche-laciè,

Ouve ta guieûye, djè tchirâ pliè.

(Tchikdié, pisseur de lait, ouvre ta gueule, je te la remplirai... à ma façon).

(à Meix-le-Tige) (Bourguignon, 1928)

 

Chaumont (Vaux-sur-Sûre)

Tchâmont

Pouchelons (porcelets) (Francard, 1994)

Tchâmonîs

Chêne (Léglise)

Lu Tchin.ne

 

Tchin.nés ? (Dico, 2005, 21)

Chênée

Tchênêye

Tchêye-nins

 

Chenet

Tchin.nè

Blancs Bounèts (Guillaume, s.d.)

 

Chenois

Tchanou

Mikelèts (Fouss, s.d. ; Dico, 2005, 43; Mitelèts (Otjacques, 2000 ; Bourguignon, 1928) ; Mètelèts (Bourguignon, 1928))

Réputés pour leur comportement querelleur, bretteur. (Otjacques, 2000)

Trochèts (involucres) (Bourguignon, 1928)

 

« Tchanou, les ouyes ! » (Chenois, les oies).

« À Chenois, les parts sont toutes faites " (plaisanterie faite aux alentours, à propos des galettes et du « tou-à-bras » (« rouyot ») de la fête à Chenois).

«  Quî passe à Latou sas-ète moké, va-t-à Paris sas débrider. » (réplique des gens de Chenois-Latour, pour se venger du surnom de « Mikelèts ») (Otjacques, 2000)

Tchanoutîs (Dico, 2005, 43)

Cherain

Tchèrin

 

Cherain, Mont-le-Ban, Mont-lez-Houffalize.

Toute cette région (le canton d'Houffalize) forme « lu payis dès coupêres » (le pays des compères). Le mot n'est plus compris par les villageois. Aucun élément ne permet d'affirmer que « cou­pêre » (compère) soit devenu synonyme de balourd, béotien, comme c'est le cas dans d'autres régions de Wallonie. Cependant, Haust cite également ces locali­tés [tandis que Hens cite celles du canton de Bastogne ]. (Lejeune, 1974)

 

Cheratte

Tchèrate

« Tchèratîs,

Magneûs d’ papî,

Dji lès prind po lès deûs pîds,

Dji lès djète à l’ valèye dè grinî. »

(Haust, 1941)

 

Tchèratîs

(Haust, 1941

Chevaudos 

Tch’vaudos

Gros Dos (Dico, 2005, 21 ; Mouzon, notes)

 

Chièvres

Chieuve

Boks
 
Cheuvreûs (Haust, 1941)

 

Chimay

Chimaî

Gades

Chitârds (Haust, 1941)

 

“I rît, i rît,

Come lès gades deu Paris

I braît, i braît,

Come lès gades deu Chimaî. »

 

Chiny

Tchini

Hotîs (porteurs de hotte) (Bourguignon, 1928)

 

Tchinots (petits chiens, roquets) (Bourguignon, 1928 ; Dico, 2005, 8 ;

Tchinots (Bourguignon, 1928; Delairesse-Elsdorf, 2004 ;  Haust, 1941)

Chisogne

Tchîsogne

Charognes (Haust, 1941)

 

Chôdes

Tchôde

« Âs Tchôdès vôtes. » /-t-/ (Pinon, 1994)

 

Cielle

Cièle

Andjes (AO1 ; Marquet, 1966)

Ce spot est provoqué par le rapprochement des mots « anges » et « ciel ». (Bourguignon, 1928)

Chêlons (récipients de cuisine) (Marquet, 1966)

 

Ciney

Cînè

Mougneûs d’ sayin
Bourjwès (Haust, 1941)

 

Ciply

Cipli
Moneûses (Haust, 1941)

 

Clerheid 

Clér-Hé

 

Clérhotîs (Dico, 2005, 11)

Clermont-sur-Berwinne

Clérmôt

« Mèrde aus Gnègns !

Vîve lès Clérmonîs !

Lès Bambous sont rècourous,

Lès Clérmonîs l’s-ont rètchèssî ! »

 

cf Thimister-Clermont

Clérmonîs (Haust, 1941)

Cobreville 

Cobrêvèye

Tchoke-fièrs (Dico, 2005, 41; Francard, 1994)

 

Cobru

Cobru

Surus (Dico, 2005, 4 ; Francard, 1994

 

Cointe (Liège)

Cwîte

Tchêye-è-l’êsse
Tchèye-è-Moûse

 

Comblain-au-Pont

Comblin-å-Pont

 

Lognârds (du comté de Logne (Hamoir, Ocquier, Comblain-au-Pont, Louveigné)) (Bastin, 1939)

 

Commanster

C'manstèr

Houlètes (Fourgon, 1999)

 

Compogne

C’pogne

Mougneûs d’ tchins (mangeurs de chiens) (AO1 ; Dico, 2005, 5 ; Marquet, 1966)

F’jeûs d’ ramons ((Francard, 1994) ; F’j- (Dico, 2005, 5 )

 

Coo

Cô (â _)

Brèyâs (braillards) (AO1)

Côy’tês

(Bastin, 1939, Haust, 1941)

Corbion

Côrbiyon

Cocoyes

Qui raille le renforcement du mot « oui » par l'adverbe « encore ». Les habitants du lieu ont coutume, dit-on. d'affirmer énergiquement « Je dis oui et encore oui ». en wallon du terroir « Dj' di qu' oye èt dj' dis co qu' oy ». (Bourguignon, 1928)

Côrbiounîs / Corbiyots

(Twisselmans, p.165);

Côrbeulots (Dico, 2005, 7) ;

Corbeulots (Haust, 1941)

Cornimont (Oizy)

Cwarnîmont

Turbèts (Teur- (Bourguignon, 1928)) (houes)

Outils servant à l'arrachage des mauvaises herbes et des pommes de terre et possédant deux ou trois dents. On prononce en gaumais « tchèrbieu », à Sugny, «teurbèt ». (Bourguignon, 1928)

Cwârnibotés ((Doppagne, 1953) , -ar- (VA 28/08/04)) ;      Cwârnimounés

(Doppagne, 1953) ; Cwèrnibotès (F1)

Corroy-le-Château

Corwè

Faîsans (F1)

 

Cortil-Wodon

Corté- Wodon

 

Cortizyins

(Haust, 1941)

Couillet

Couyèt

Mindjeûs d' cras bouya (O0)

Coûyetîs (Haust, 1941)

Courcelles

Coûrcèle

Way-ways
 
« Lès _an(y)s, c’èst dès mindjeûs d’târte à 2 man(y)
s. » (Haust, 1941)

Coûrcèlangns (Bastin, 1965) ; Cour- (O0)

Cour-sur-Heure

Coûrt

Bîdaudus' (O0) (-dous' (Haust, 1941))

Coûrîs

Courtil 

Courti

 

Courtiwès (Dico, 2005, 22)

Court-Saint-Etienne

Cout (Sint-Stiène).

Sots (fous) (Haust, 1941)

 

Cousteumont 

Cousteûmånt

Bètcheûs d’ crin.me (lécheurs de crème)

(Dico, 2005, 31 ; Contact, 1986 ; Mouzon, notes)

 

Couvin

Couvin

Chitârds è l’ êwe (F1)

 

Crehen

Crèhin

« A _, lès målès djins. » (Haust, 1941)

 

Creppe

Crèpe

Vês (veaux)(Haust, 1941)

Boûs (bœufs) (Haust, 1941)

Crèpetins, - lins

Croix-lez-Rouveroy

èl Croûs

 

Croûjîs (O5)

Crupet

Crupèt

« C’ èst come lès coméres di Crupèt, qui parètenut miau d’ au lon qui d’ tot près. »

Crupètîs (Haust, 1941)

Cuesmes

Cwême

Bèrnatîs

Djins d’ brin

 

Cugnon 

Keugnon

Keugnèts (coins) (Defosse)
Keuyès(Dico, 2005, 6 )

Keugnotîs (Haust, 1941)

Curfoz 

Curfô

 

Kêrfautîs (Dico, 2005, 7 ; Twisselmans, p.165)

Custinne

Custène

Makeraus (Haust, 1941)

 

00:09 Écrit par justitia & veritas dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |