14/04/2010

V

Vance 

Vance

Troufîs (arracheurs de tourbe) (Louline, 1993 ; Bourguignon, 1928)

Les marécages qui entourent la localité ont, au XIXe siècle, fait l'objet d'une exploitation intense. On recherchait latourbe comme combustible et comme litière pour le bétai1.

Faubourins (habitants du « Faubourg »,. nom porté par une rue du village. Dans un but de dénigrement, on en étend l'application à toute la localité.

Le parler de Vance. On accuse les natifs du lieu de parler d'une voix blanche, d'ouvrir démesurément les diphtongues an, en et on et de les prononcer uniformément comme au. Ils diraient. par exemple. au lieu de: «Ces djens sont d' Vance ». « Ces djaus saut d'Vauce ». D'où le verbe « vaucîr  », qui signifie: parler comme à Vance et le gentilé ironique « Vaucetî ».

(Bourguignon, 1928)

Vaucetîs (Dico, 2005, 12) 

Vaux (Noville)

Leûps (loups) (Dico, 2005, 4 ; Francard, 1994)

 

Vaux-Chavanne 

E l’ Vâ(-d’-Chavan)

Vantelîs (Dico, 2005, 24)

 

Vaux-lez-Rosière

 

Cf Vaux-sur-Sûre

 

Vaux-Noville

 

Cf Vaux (Noville)

 

Vaux-sous-Chèvremont

è Vå-so-Tchîvrimont

Lohîs (grosses tartines)

Bodjeûs d’ Bon-Diu
Bribeûs

 

Vaux-sur-Sûre

Vâ-(a)d'dé- Rosière

Râwiês (grignoteurs) ( _dé Vâ (à cause de leur prononciation?) (Haust, 1941))

(S0 ; Bourguignon, 1928; Francard, 1994)

 

Vecmont

Vèkemont

Mokions (moucherons) (AO1)

 

Velaine

Vèlin.ne

Canadas (pommes de terre) (O0)
Mougneûs d' djote (Haust, 1941)

 

Velaines-lez-Tournai

Vlin.ne

Balous

 

Velaine-sur-Sambre

 

Cf Velaine

 

Vellereux 

Vèr’rè

Tchèts (Francard, 1994)

Gayèts (Haust, 1941

Coûpeûs d’ gayèts (Dico, 2005, 19)

 

Vencimont

Vèncîmont

Magots (Doppagne, 1953 ; F1)

D'où vèn’ (litt.   « d'où  vient »)

Cias d' où  (litt.   « ceux   d'où »   en   fonction   de  la   fréquence  du   son   ou   dans   le parler   de   Vencimont)

Cwène-dou-gades  (variété  de  pommes  de terre  spécialement  cultivée  à  Vencimont) (-dè- (Defosse))

Dou l’ taute au suke avè dou suke dèssus (à Willerzie) (la tarte  au sucre avec du  sucre  dessus)

(Doppagne, 1953)

 

Ver (Custinne)

Vêr

Makès (F1)

 

Verlaine 

(Neufchâteau)

Vêrlin.ne

Raguiaus (bègues) (Contact, 1986)

Rakiots (qui ont la voix rauque ?) (Dico, 2005, 31)

 

 

Vert-Buisson

à Vêrt-Bouhon

« A Teû / Grands plaîtieûs / A Bècô / On n’ magne nin s’ sô / A l’ Ré / C’ èst co pés / A Hôt-R’wârd, / C’ èst pôr lu diâle / A Hôt-Marès / Lès macrales î dansèt / A Vêrt-Bouhon / On beût â poçon. »

 

Verviers

Vèrvî

Matchèts (Haust, 1941

Magneûs d’ pèlotes (mangeurs d’épluchures) (Haust, 1941

Voleûs d’ tchèts

Vèrvîtwès (Haust, 1941)

Vesqueville

Vèskèvèye

Vèsseûs ou Vèheûs (putois ou vesseurs) (Dosimont, 2000 ; Dico, 2005, 35) (Vèsseûs (Laurent Dabe, in : L’Ardenne entre bruyère et myrtille, 2003, p.45))

 

Cet animal est tellement caractéristique de l'Ardenne, pays de haies et de ravines, qu'il a donné naissance à un type folklorique, dont la promenade à travers les rues de certains villages faisait, il y a un demi-siècle encore, la joie de la popu­lation. On devine que le sobriquet des gens de Vesque­ville est emprunté à un calembour facile sur la première syllabe de leur nom. (Bourguignon, 1928)

 

Vezin

B’jén

Parbolès (F1)

 

Vezon

à V’zeon

Sots

 

Vielsalm

à l’ Vî-Sâm'

Man.mans (Fourgon, 1999)

Pourcês (à Bihain) (Lejeune, 1974)

 

Platês (fabricants de boissellerie ; marchands d'écuelles en bois) (Bourguignon, 1928)

La fabrication de fourchettes, jattes,  plats, assiettes., coffres,  etc. constituait, au  XVIIe et au XVIIIe  siècle, la principale industrie de la région. De nombreux colporteurs parcouraient la pro­vince, chargés de « loces », de « platês » et de bien d'autres objets de râclerie. C'est sous cet aspect que les « Sâmiots » étaient connus des populations de la province. D'où leur sobriquet de « Platês », qui tombe actuellement en désuétude.

(Bourguignon, 1928)

 

 

On se moque surtout du parler sâmiot, ’salmien', propre à Vielsalm, Petit-Thier, Bovigny, et dont une caractéristique essentielle est la finale -û (pour -eû).

Aussi a-t-on rassemblé le plus de mots ayant cette finale dans la rimaille suivan­te :

« I fêt frûd, èt rûd dès dûts, on magnerût bin du l' sope âs pûs, d’vins on cramû, à l' cwène do fû. »

(Il fait froid, et raide, des doigts, on mangerait bien de la soupe aux pois, dans un crameû , au coin du feu.)

Cf l'expression: « I fêt freûd, dj' a lès deûts si reûds. » (Il fait froid, j'ai les doigts si raides (endoloris).)           

On crameû est une terrine en terre cuite qui, anciennement, servait pour cra­mer l' lècê, (écrèmer le lait) La fermière séparait la crème du 'lait à l'aide d'’une cuillère) (Lejeune, 1974)

 

 

Sâmiots ((Haust, 1941) ; habitant du comté de Salm (Bastin, 1939)

Vierves

Vièpe

Durès crousses (Lépine, 1972, 10)

 

Viesville

Vîvèle

Sarasins (Bastin, 1965 ; Haust, 1941)

Bateûs d’ cok

 

Vieux   Moulins   d'Hargnies  (F)

 

P'tits Cinsîs

Puris Cinsîs (Doppagne, 1953)

 

Vieux-Sart (Br.)

au Vî-Saut

Bèsaces

 

Villance

Viyance

Grèvîs (vairon) (Petit, 1987)

Grandes Panses (Bourguignon, 1928 ; Haust, 1941)

Leups (loups) (Bourguignon, 1928)

Pèle-panses (Bourguignon, 1928 ; Haust, 1941; Dico, 2005, 21)

Tahons (Bourguignon, 1928)

Viancinîs

Ville-du-Bois

Vèye-do-Bwès (à l')

Cawês (Fourgon, 1999 ; Haust, 1941)

Magnêus d’ salade (Dico, 2005, 42)

 

« Al Vèye do Bwès, ont come lès rats dès pèlèyes orèyes. »

(Jean-Marie Hurdebise, in : Fourgon, 1999)

 

 

Villers-deux-Eglises

Vilé-l’-Djobin

Djobins (F1 ; Haust, 1941)

 

Villers-devant-Orval 

Vilé-d’vant-Orvau

Tchèts (Dico, 2005, 14)

 

Villers-en-Fagne

Vile-è-Fagne

Panses d’aragne (Lepine, 1972, 9)

 

Villers-la-Bonne-Eau

Vilé

Djènisses (bruants jaunes) (Francard, 1994 ; Dico, 2005, 4 ; Bourguignon, 1928 )

 

Villers-la-Loue

Vilé-l’-Olu

Loups

Camoussès (moisis) (Fouss, s.d.; Bourguignon, 1928)

 

Villers-la-Tour

Vilé

Simplots

 

Villers-la-Ville

à l’ Abi

Tiènetîs (habitants du « Tiène ») (O0)

 

Villers-le-Gambon

Vilé

Tchins (M.M., 1995; F1)

 

Tchés (copains, bonshommes (sic)) (Lepine, 1972, 9)

 

 

 

Villers-le-Peuplier

Vélé-l’-Plope

Tonias à pèkèt 

 

Villers-le-Temple

Vélé-lès-Timpes

Loyâ-strons (Haust, 1941)

 

Villers-Sainte-Gertrude

Viyé

 

Rimailles parlées groupant Ferrière, Izier, Villers-Sainte-Gertrude, Heyd et Bomal intéressant les communes de

« Fèrîre èt Fèro

Izièr èt Ozo

Toûr èy Loh'ré

In.ne dizos Hé

Poutche so l' tièr

Vo-te-là à Viyé ! »

(Ferrière et Ferot, Izier et Ozo, Tour et Loheray, Aisne­ sous-Heyd, saute sur le « thier »; te voilà à Villers (Sainte-Ger­trude).) (Blason, 1970)

 

Villers-Saint-Ghislain

Vilé

Nwars Salons

Blancs Talons

 

Villers-sur-Lesse

Viè

Cwarnayes (Haust, 1941)

Chinârds (F1)

 

Villers-sur-Semois

Vilè

Hoguèts ou Hoguaîs (Fouss, s.d.; Bourguignon, 1928)

 

Villers-sur-Semois et ses sections, Harinsart, Mortinsart, Orsinfaing ainsi que les villages du bassin de la Rulles. sont appelés les Hoguèts ou Hoguaîs. Ils auraient une façon à eux de prononcer très brièvement les sons é, è du français. Ils parleraient d'une voix rauque! Haust et Bourguignon font dériver ce terme de « hokîr » : bégayer. (Fouss, s.d.)

 

Ce surnom est donné aux habitants de toute la commune de Villers-sur-Semois, qui com­prend. outre le chef-lieu, les villages de Harinsart, Orsinfaing et Mortinsart. On étend même parfois cette appellation aux autres localités du bassin de la Rulles : Habay-Ia-Neuve, Habay-la- Vieille, Nantimont, Houdemont, Rulles, Marbehan. si bien que le toponymiste L. Roger n'a pas craint d'employer l'ex­pression de « Pays Hoguet ». (72). qui designe toute la partie septentrionale du canton d'EuHe. Les renseignements que j'ai pu recueillir montrent que si le nom de Hoguais n'éveille aucune idée précise à Arlon. à Vinon et à Neufchâteau. il n'en est pas de même à Châtillon et Saint-Léger, d'une part, à Sainte­-Marie-sur-Semois, à Rossignol et à Tintigny, d'autre part. Dans ces trois dernières localités, on l'attribue à la prononciation très brève du groupe « et », qui rem­place indifféremment les sons e, è, ê et ai du français A Châtillon et à Saint-Léger, par contre, on accuse les habitants de la vallée de la Rulles de se prévaloir à tort du nom de Gaumais. Leur parler est, dit-on, tout et du wallon, à fait différent de celui que l'on entend sur les rives de la Vire et du Ton. Les sons énoncés par les lettres se heurtent les uns aux autres et la consonne r est dure à l'oreille. Cette manière de prononcer est exprimée par le verbe « rhoguîr» ou « rwoguîr ».

Il en résulte que les Hoguais sont tout simplement les gens qui parlent d'une voix rauque. Notre interpré­tation concorde donc en tous points avec celle de M. le professeur J. Haust qui fait dériver ce blason du terme «hokîr » (bégayer) (que nous traduirions plutôt par « mal parler»). (Bourguignon, 1928)

 

Villés (Corroy-le-Ch.)

Lès Vilés

Rûwe des Jwifs

 

Virelles

Virèle

Spotchîs

 

Virginal

Vèzenau

A la ducace de septembre, les Henripontois avaient coutume de dire :

« A ‘l ducace dè Vèznau (Virginal)

L’ iviér è-st-au trau,

A l’ ducace d’ Hinripont,

L’ iviér èst bî parfond. » (Jous, 1976)

 

Virton 

Virtang’

Hape-tchâs (engins servant à décrocher le jambon ou la saucisse de la cheminée) (à Ethe) (Dico, 2005, 43; Fouss, s.d.)

 

Sègneûrs d' la griédje-au-bos (Haust, 1941)

 

Virton, capitale de la Gaume, est la ville des «Seigneurs de la Grange au Bois ». Les Virtonnais eux-mêmes se sont appelés de ce noble blason. Le sobri­quet, pardon, le titre à une origine historique. En 1612, la Ville de Virton a acheté une ferme enclavée dans ses bois. Elle portait le nom de « Grange au Bois »: Une juridiction foncière était attachée à cette terre. Du coup les bour­geois de Virton se sont considérés eux-mêmes comme « co-seigneurs » de la dite Grange. Le Musée gaumais possède un sauf-conduit accordé au Sieur Charle, qualifié officiellement par l'administration communale de «Seigneur de la Grange au Bois » .

Mais les villages voisins n'ont pas manqué leur revanche.

Les gens d'Ethe les blasonnent « hape-tchâ ». Ce nom désigne le crochet servant à décrocher le jambon ou la saucisse qui pendent dans la cheminée.

D'après ces mêmes voisins médisants, nos bons Virtonnais avait l'habitude d'aller rendre visite à de lointains parents, l'après-midi ou le soir de la fête, sachant qu'on leur servirait du jambon. Naturellement, en partant, ils invitaient poliment leurs hôtes à une des deux fêtes de Virton. Ceux-ci le plus souvent trouvaient porte close ! Les malins « hape-tchâ » avaient pris soin de s'éclipser.

Djan de Mady Héros populaire de la Gaume. Personnage mi-historique, mi-légen­daire. Né à Velosne, disent les uns, à Beauregard, selon les autres, ou même à Virton, rue Grassoie, il aurait vécu au début du XVIIe siècle.

(p.69) Etait-il savetier ou forestier? On ne sait au juste! Mais violoneux, conteur de « flauves », farceur, bon vivant et pique-assiette ), bohême, il l'était, personne n'en doute. Aujourd'hui encore, une bonne histoire est volontiers attribuée à notre Djan. En somme, il est de partout et de tous les temps, au pays gaumais.

Albert Yande l'a célébré en un poème épique écrit en patois de Harinsart (Villers-sur-Semois) (Fouss, s.d.)

 

Tribolèts (batailleurs, querelleurs (Bourguignon, 1928)) ((Dico, 2005, 43) ; -bou- (Bourguignon, 1928))

 

Visé

Vîsé

Chawês

Åwes

 

Vitrival

Viètrîvau

Catoulas (Marguerite Duchâteau)

 

Vivegnis

Vigni

Hoûyeûs
Laudjès panses
Omes di hôye

Peûs

Reûdès panses

 

Vivy

Vivî

Canlèts (Dico, 2005, 7 ; Haust, 1941)

Pichelotîs (Dico, 2005, 7)

 

Vlessart 

Vlèssât

Tchacâs (Dico, 2005, 21)

 

Vodecée

Vôdecêye

Tchats (Lepine, 1972, 9)

 

Vogenée

Vôjenêye

Sôrcîs 

Pays des Sorciers (Lépine, 1972, sn)

« A l’ dicauce dè l’ Barake di Bos,

Lès fîyes dè Vôjenêye

Aveu leûs gros sabots. » (Lépine, 1972, sn)

 

Volaiville 

Vlêvèye

Cus d’ boutèyes (Dico, 2005, 21)

 

Vonêche

Von.nèche

Boyons

 

Vottem

Votèm'

Roubîs (béliers) (Haust, 1941)

Canotes di sôye

 

Vresse

Vrèsse

Vèssous (Doppagne, 1953)

Vrèssous  

21:46 Écrit par justitia & veritas dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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